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Le sol sous nos pieds

Voeten

Au moment du renouveau de l’an, il est bon de réfléchir à notre pratique et de se poser la question suivante : que signifie la pratique pour moi ? Pendant cette période nous avons l’habitude de prendre des bonnes résolutions. Pour nous, pratiquants de la Voie du Bouddha, cela devrait plutôt être : qu’en est-il de ma pratique ? Est-elle encore conforme à la motivation profonde du début, d’entrer en contact avec le Dharma, la réalité ultime et l’enseignement du Bouddha lui-même ? A quoi puis-je prêter attention ? Qu’en est-il de ma pratique des six « perfections » (paramita) : don, patience, énergie, éthique, méditation et sagesse ? Ce sont de simples indicateurs, des points de référence auxquels nous pouvons revenir sans cesse pour à nouveau nous réorienter.

La répétition constante est au cœur de notre pratique. Tout d’abord, le zazen lui-même : revenir encore et encore au zafu, à l’immobilité du corps, à la respiration calme et profonde qui donne et émet de l’énergie. Mais aussi, la répétition des mêmes gestes dans le dojo (gassho, sanpai), la récitation des mêmes sutras, l’approfondissement des paroles, des voix qu’ils contiennent, leur enseignement…

Où est-ce que toutes ces répétitions m’amènent ?

Le philosophe et homme de lettres français Maurice Blanchot a écrit, suite à un vers de Gertrude Stein, que la répétition est un mouvement fondamental qui n’a ni début ni fin, car cela « nous impose l’idée que cela n’a vraiment jamais commencé, ayant dès le commencement commencé par recommencer ». Là je reconnais la spécificité du zazen qui ne m’amène nulle part mais seulement à ce moment unique d’ici et maintenant, explorant incessamment et interminablement le sol sous mes pieds.

Je vous souhaite à tous une merveilleuse exploration en cette nouvelle année !

Konrad Kosan Maquestieau

Konrad Kosan

"Le zen c'est l'art de danser avec toutes les choses."

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